Ce 2 janvier, permettez moi de penser tout particulièrement aux économistes et de leur souhaiter une bonne nouvelle année. J'en imagine qui ne doivent pas être mécontents de tourner la page. Leur réputation a quand même souffert ces derniers temps.
La crise, en 2007, la majorité des experts ne l'a pas vu venir. Et en 2008, ils ont été tout aussi nombreux à être ... incapables de voir la taille de la vague qui allait s'abattre sur la planète finance. Du coup, au printemps dernier, certains nous assuraient que le pire était derrière nous. Evidemment, les mêmes ont dû sérieusement réviser leurs prévisions.
Alors il y a ceux qui n'ont pas vu, il y a ceux qui n'ont pas été entendus. Il y a peut-être aussi ceux qui n'ont pas dit.
Le résultat de toute façon c'est la mauvaise surprise pour tout le monde, et le sentiment que perchée tout en haut du grand mât, la vigie a fait une sieste.
Dans ce cas, à quoi nous servent les économistes? Faut-il jeter au feu leurs études, leurs réflexions et leur prévisions?